Si tu lis ce message — ou si quelqu’un te le lit – c’est que tu as un corps. Là, je ne t’apprends rien.
Mesures-tu toutefois la chance que c’est d’avoir un corps ?
Cette question crée souvent de la surprise chez la personne à qui je la pose. Dans un sens, je comprends. Il y a si longtemps, ici en occident principalement, que l’intellectuel et “l’esprit” sont survalorisés. Quand le corps est mis à l’honneur, c’est majoritairement parce qu’il a pu accomplir des prouesses physiques, qu’il a pu survivre à une situation extrême donc exceptionnelle. Plus insidieusement, qu’il entre dans des critères de beauté selon les standards de la société du moment. S’il reste complexe de connaître qui les met en œuvre, il est bon de se souvenir que ces critères ne correspondent qu’à un petit nombre de la population. Ils n’ont que la valeur qu’on leur accorde. Qui plus est, d’une époque à une autre, cette valeur varie jusqu’à s’inverser : la préservation d’une peau diaphane versus la recherche d’un teint hâlé. Des formes bien rondes, signes extérieurs d’une bonne santé, au mannequinat squelettique à qui des milliers de personnes rêvent encore de ressembler. Quand ces critères ne défient pas tout bonnement les lois de la physique. La poupée Barbie en est un bel exemple. Certains à tenter de se conformer à leurs modèles « Photoshopés », c’est-à-dire, je le rappelle, qui n’existe pas dans la vraie vie, y laissent jusqu’à leur peau.
Un corps n’aurait de valeur que lorsqu’il peut vendre de la performance et du rêve !
Je me dis que cette phrase, à elle seule, aurait dû faire vriller notre cerveau, choquer l’intellect, ébranler l’esprit, une bonne fois pour toutes. Même pas ! La science documente inlassablement le miracle de la vie et la puissance de l’organisation du corps. Qu’est-ce qui nous retient d’honorer chaque jour, chouchouter, valoriser le corps et sa fantastique ingénierie ? Quelles que soient sa forme, sa couleur, son apparence, chacun d’entre nous, ne devrait-il pas enlacer de ses bras son propre corps pour reconnaître et célébrer ses compétences qu’aucune machine n’a encore pu égaler (Toi qui me connais, tu vois pourquoi je t’invite à t’autoféliciter, en portant ta main à tes lèvres quand tu viens de prendre conscience de qui tu es vraiment). Pourquoi s’obstiner davantage à vouloir un corps de rêve, si le cerveau sait avec certitude que corps et rêve ne logeront jamais à la même enseigne ? Qu’est-ce qui nous fait tant craindre de le perdre et, dans le même temps, lui vouer si piètre considération ? Pendant que nous dépensons des milliards pour conserver notre corps en bonne santé, pour lui éviter toute souffrance, pour reculer l’heure fatidique où il cessera de fonctionner, nous le dévalorisons au quotidien.
Quelles valeurs accordes-tu à ton corps ?
Que penses-tu de ton corps ? Est-ce que tu râles après lui ? Est-ce que tu crois qu’il te cause des soucis ? Admires-tu sa magie ? Converses-tu avec ton corps ? Es-tu ce corps ? Fais-tu corps à corps avec lui au quotidien ? Comme beaucoup, pendant des années, je me suis laissé piéger par des croyances sociétales et morales, des méthodes commerciales, la publicité, les images sur papier glacé… Toutes utilisent le corps pour véhiculer leur message. Adolescente, j’ai failli mourir lors d’un accident de la circulation. À l’époque, je n’ai pas su reconnaître la puissance et la fiabilité de mon corps. Je l’ai jugé… énormément. Il fut longtemps “trop ceci, pas assez cela…”. J’avoue que cela m’arrive encore parfois. Je reste “une être humaine” comme disait Elie Kakou. J’ai même rêvé d’avoir un autre corps ! Peut-être que cela te parle. Mais n’est-ce pas grâce au corps que tu peux vivre ton humanité : te déplacer, relationner, fabriquer, apprendre, évoluer, goûter les saveurs de la vie, expérimenter… ? Cela ne vaut-il pas tout l’or du monde ?
Pourquoi est-il si précieux de considérer ton corps ?
Le corps ne cesse de transmettre des informations tout au long du cycle de la vie. Naturellement. Pour les filles/femmes, l’absence de règle peut signaler une grossesse. Des contractions préviennent l’approche d’une naissance. Chez les garçons, la barbe annonce qu’ils quittent l’enfance. Ta température baisse ou augmente pour te garder en bonne santé. Ton cœur bat plus vite, ta respiration s’accélère quand tu as peur, mais aussi quand tu tombes amoureux-se. Ressens-tu le soulagement, la joie quand tu serres un proche dans tes bras ? Le plaisir, le dégoût, comme l’ensemble des émotions, s’expriment par ton corps. Bref, tu vois. Si tu as déjà fait une séance de Kinésiologie, tu connais le principe du test musculaire et la magie de la réponse du corps pour libérer tes blocages physiques, énergétiques et émotionnels et réactiver tes ressources. La sophrologie utilise la détente de ton corps pour calmer ton esprit — et vice et versa – afin de permettre les prises de conscience nécessaires à ton bien-être. Même si tu ne connais pas la culture et la langue d’un pays, tu pourras toujours compter sur ton corps pour converser un minimum. En résumé, le corps est une véritable technologie de pointe en matière de communication. Avec lui tout est possible. L’inverse n’est pas vrai.
Si ce n’est pas encore une habitude pour toi, commences-tu à entrevoir les infinies possibilités ultra-concrètes et merveilleuses d’avoir un corps ?
Depuis ma formation en kinésiologie en 2013, je ne cesse d’explorer ses infinies possibilités. J’adore la mine d’informations que notre corps nous offre. Par exemple, sans un seul mot, juste en l’observant, il montre notre préférence posturale de base en situation de stress. Connais-tu la tienne ? Pour moi, c’est assise. Pour d’autres, ils seront plus efficaces et aptes en mouvement ou debout. Clairement, cette seule information a changé ma façon d’agir. Tu ne me retrouveras plus à faire les cents pas pendant que je gère une situation tendue. Afin de t’offrir les meilleures conditions de réussite, quoi de plus facilitant que de prendre un rendez-vous dans un restaurant ou dans un bar pour que chacun puisse s’installer selon sa posture de base (assis ou debout) ! Même si tu ne connais pas encore la préférence posturale de la personne, tu éviteras ainsi d’ajouter du stress à une situation déjà bien chargée.
Quand tu montes un projet sportif, amical, professionnel, sais-tu si la personne en face de toi est la mieux placée entre vous deux pour prendre des responsabilités ? Serait-il plus pertinent de compter sur ses capacités d’analyse, de créativité pour t’assister ? Observe la forme de vos deux visages et tu sauras. Ceci n’est qu’une infime partie des informations offertes par le corps à mettre à ton service.
Et si ton corps était ton meilleur ami ?
Pendant que moi, je n’en faisais qu’à ma tête, mon corps lui a continué de m’accompagner H24, 7/7 jours, quoi que je pense de lui, quoi que je dise de lui, quoi que je fasse avec lui. Depuis mon premier jour, quoi que je choisisse, il est toujours là pour moi. Tel un guide consciencieux et dévoué, il me soutient. Il m’indique ce qu’il y a de meilleur pour moi et me laisse totalement libre de choisir de suivre sa sagesse ou pas. Par avance, avant même de l’expérimenter, il me montre si un truc va fonctionner ou pas pour moi ! Si ça te dit, je t’en parle dans “Et si la joie devenait ton guide personnel ?”. Comment ça, ton corps te guide ? Oui, il m’indique, à sa manière, si je suis sur la bonne voie ou si j’emprunte un autre chemin que le mien. D’abord, il chuchote. Si je ne l’entends pas, il crie plus fort (via la douleur, la maladie si c’est un message vital). Mais si je persiste à ne pas l’écouter, je sais qu’il se laissera mourir sans critiquer ni juger mes choix. Qui ferait cela à part un meilleur ami ?
Ton corps a son propre langage. Sais-tu le décoder ?
Heureusement, un jour, j’ai compris que mon corps n’était pas seulement une enveloppe physique. En conscience, je l’ai reconnu tel qu’il est : un être à part entière, mon meilleur coéquipier. J’ai pu passer à l’étape suivante : découvrir son langage et son intelligence. Si nous nous sommes déjà rencontrés, si tu as déjà fait une séance de coaching avec moi, tu sais de quoi je parle. Cette découverte fut le commencement d’une très riche aventure, qui s’enrichit encore à chaque jour. Non seulement je sais maintenant discerner ses besoins pour y répondre au mieux. Évidemment, j’évoque ici ses besoins vitaux : manger, boire, dormir, bouger, être confortablement en sécurité… Rien que cela a modifié considérablement ma qualité de vie au quotidien, mon niveau d’énergie et même mon tour de taille !! Mais j’ai aussi appris à décoder ses autres messages. Ils sont nombreux ! Je suis si heureuse d’enseigner ce décodage dans mes consultations d’accompagnement en bien-être. Que tu choisisses une séance en présentiel, au cabinet de Montboucher sur Jabron près de Montélimar (Drôme), comme en distanciel, au travers de la kinésiologie, de la sophrologie, d’Access Bars ou en mode conversationnel, toutes mes pratiques intègrent l’écoute subtile du corps.
Choisiras-tu de mettre ton corps en n°1 sur la liste des VIP de ta vie (very important person)?
Au risque de heurter, j’ose te dire que ton corps est le plus important partenaire de ta vie terrestre. Je t’invite carrément à le faire passer avant l’autre, avant tous les autres (rhooo c’est égoïste non ?). Je ne parle pas de piétiner l’autre. Tu as compris. Mais de prendre soin de ton corps comme priorité. Ainsi, tu éviteras à quelqu’un d’autre, à plus ou moins longue échéance, de devoir le prendre en charge à ta place. Au moins reculeras-tu cette échéance ! Mieux encore, si ton corps va bien, tu te mets dans les meilleures dispositions pour t’occuper d’autrui. C’est une stratégie qui profite au plus grand nombre. Les compagnies aériennes te le rappelleront au moment des consignes de sécurité. Si ce point de vue fait encore grincer une partie en toi, peut-être te suffira-t-il de te souvenir de ta capacité à contribuer à ton prochain, quand il t’arrive d’être malade, souffrant au fond de ton lit ? Pense ensuite à une journée où tu as la pleine forme et tires-en les conclusions qui émergent pour toi. Est-ce vraiment égoïste de se mettre n° 1 sur ta liste des VIP de ta vie ?
Pourquoi accorder toute confiance à ton corps ?
Si nous savons nous raconter des histoires, nous donner des excuses, nous voiler la face… Le corps lui ne ment jamais. Tout simplement parce qu’il n’en a pas besoin ! À qui fais-tu confiance quand tu es sur une route et que tu indiques le chemin en disant à gauche, mais montrant à droite par ta main ? Je te laisse vérifier, mais je parie que la main est la plus fiable. Et qu’est-ce qui te ferait douter de la sincérité de la réponse “ça va” si ce n’est l’incohérence avec l’expression du visage de la personne que tu observes au moment ?
Maintenant, mesures-tu la chance que c’est d’avoir ton corps ?
Qu’est-ce qui pourrait être à présent possible pour toi avec ton corps que tu n’as pas encore envisagé qui te permettrait de vivre plus joyeusement ce partenariat unique et privilégié ?
Je t’accompagne ?
Sonia Bertonnier
Semeuse de joie et accompagnement en bien-être